SOS Toilettes, un système d’alerte par sms

Prendre le problème des toilettes à la racine

L’Athénée Royal de Soumagne a dû composer avec ses 1030 élèves pour faire émerger un projet viable pour ses toilettes. Elle lance un concours tourné vers la sensibilisation ainsi qu’un système d’alarme en temps réel.

Un défi de taille

Pénétrer sur le site de l’Athénée Royal de Soumagne, c’est un peu comme entrer dans un grand labyrinthe sans carte, ni guide. Et pour cause l’école compte pas moins de 1030 élèves répartis sur trois implantations différentes. On imagine donc d’emblée combien la question des toilettes et leur maintien en bon état représentent un défi de tous les instants. En pénétrant dans le hall d’entrée des bâtiments principaux, nous tombons nez à nez avec une banderole «Ne tournons pas autour du pot», affichée directement au-dessus du bureau des éducateurs à quelques pas des toilettes. Plus tard, les élèves nous avoueront que de telles affiches les aident à se souvenir du travail mis en place par l’école pour leur offrir de belles toilettes.

Des travaux nécessaires

Avec plus de 60 toilettes à gérer, l’athénée a dû faire des choix. Patrizia Barduca, responsable du projet et enseignante nous l’explique: «Nous avons décidé de concentrer nos travaux sur les toilettes de l’installation principale», ce qui représente déjà pas moins de 700 personnes par jour, dont le corps enseignant. Car c’est en effet la particularité de cet établissement : les élèves et les professeurs utilisent les mêmes toilettes. Une mixité qui joue sur le rapprochement des intérêts des uns et des autres. «Tout le monde était concerné». Résultat  Installation de nouvelles parois et de nouvelles serrures pour favoriser l’intimité au petit coin, mise en place de boutons poussoirs pour les robinets (pour l’hygiène et pour les économies d’eau) ou encore le remplacement des chasses existantes par des chasses de qualité.

SOS Toilettes

Si l’école et les élèves s’accordent à dire que les travaux récents insufflent à eux seuls un vent de respect concernant les nouvelles installations, ils ne veulent pas en rester là! Pour cette raison, ils mettront bientôt sur les rails «SOS Toilettes». «C’est une sorte de système d’alerte par GSM qui permet à chacun d’avertir directement le personnel d’entretien si l’on constate des dégâts ou des dégradations dans les toilettes». D’un point de vue pratique, l’école compte mettre un numéro de téléphone en service pour centraliser tous les messages bienveillants. Avec ce système accessible à tous, l’athénée espère endiguer le problème dès qu’il se manifestera sans pour autant jouer la carte de la délation.

«Goutte à goutte, ça coûte»

Tout comme pour les dégradations, l’école prend le problème de la sensibilisation de ses élèves à la racine. «Nous avons lancé un projet interdisciplinaire avec les élèves», explique Caroline Gondek, professeur de dessin. «Ce projet prend la forme d’un concours de dessin auquel les 150 élèves de deuxième secondaire participent. De très jeunes élèves donc». Individuellement, ils devront dessiner une goutte humanisée lançant un slogan contre le gaspillage d’eau. Si les dessins prendront place au cours de Caroline Gondek, le slogan, lui, sera imaginé au cours de français. Tous les dessins seront ensuite présentés à un jury composé de professeurs qui voteront pour élire le meilleur. «Le gagnant ou la gagnante verra ensuite son dessin affiché en grand (80 x 40 centimètres sur une plaque de plexiglas) à l’entrée des toilettes». Il / elle pourra également bénéficier de 4 places de cinéma et de… 100 rouleaux de papier toilette. «C’est une fameuse économie!».

Et patati
Et patata

C’était cool ! C’était bien de donner chacun notre avis.

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