Un film riche et plein d’humour pour le respect de la propreté.

Aywaille fait son cinéma pour le respect de la propreté

L’école Libre d’Aywaille a lancé une série de projets pour réhabiliter ses toilettes. Chaque classe a mis la main à la pâte avec des idées très originales dont un film riche et plein d’humour sur le respect de la propreté.

Au cœur de la belle vallée d’Aywaille, une école a décidé de prendre le taureau par les cornes. Fini le gaspillage de l’eau et les toilettes sales, l’école Libre d’Aywaille n’en « pot plus ». Il faut dire que depuis un certain temps, cette école, qui propose un programme en immersion anglaise, a le vent en poupe. « Nous n’avons fait que grandir depuis quelques années. Nous avons accueilli de plus en plus d’enfants. Mais les infrastructures sont restées les mêmes », explique une enseignante. Résultat ? Les 115 élèves et la dizaine d’enseignants devaient se partager trois WC et deux urinoirs. Une situation où l’on se marchait sur les pieds sans véritable bien-être et respect dans les toilettes. Il fallait agir.

Tout le monde à la tâche

C’est avec un procédé des plus démocratiques que l’école primaire a mobilisé l’ensemble de ses élèves : chaque classe était chargée d’un projet et devait ensuite le présenter devant l’assemblée des délégués. Et une chose est certaine, l’originalité a été de la partie !

Parmi les idées mises en œuvre :

  • La rédaction d’une charte et de slogans à afficher dans les toilettes.
  • La création d’une mascotte suivie par un vote pour déterminer la plus représentative.

 

LA CHARTE DES TOILETTES

 Avant
 Je me lave les mains
 Pendant
 Je vise l'eau / Je nettoie si nécessaire
 Je suis calme / Je tire la chasse
 Après
 Je me lave les mains

 

  • La visite d’un musée sur le thème de l’eau.
  • La réalisation d’un roman-photos et d’un dessin animé sur les 10 étapes du cycle de l’eau.
  • Et encore la création d’un jeu de société sur l’importance et l’économie de l’eau.

Un film au scénario hollywoodien

Pour la classe de quatrième primaire, le défi était de réaliser un film grandeur nature. Et la démarche fut plus qu’appréciée, comme l’évoque Inès, qui ne tient pas sur sa chaise à l’idée de nous expliquer le but du film : « On a fait ce film pour apprendre à respecter le matériel et les gens qu’on rencontre dans les toilettes ». Juliette, une des camarades d’Inès continue : « Répéter tout le temps ce qu’on peut ou ne peut pas faire, c’est ennuyant ! Mais le montrer dans un film, c’est beaucoup plus chouette ». Pour les besoins du tournage, chaque élève a donc enfilé un costume de super héros. Et ce, après avoir écrit l’entièreté du scénario avec leur professeur. « L’histoire commence quand deux élèves de l’école ne font plus attention à la propreté dans les toilettes. Du coup, les Microbes de la mort se développent et les Gangsters de la crasse sèment la terreur dans les bâtiments », explique Inès. Heureusement, l’école a pu compter sur les pouvoirs de Miss Respect, Miss Polie ou encore Super Ventouse pour en venir à bout ! Un régal pour les yeux !

À l’image de ce film, chaque classe s’est investie cœur et âme dans l’ensemble du projet. L’école quant à elle a bien l’intention d’inscrire ces nouvelles idées dans le temps. Si la plupart des travaux ont été présentés lors du spectacle de l’école, la direction a également décidé d’établir un questionnaire pour évaluer la satisfaction des élèves concernant les toilettes et la propreté. Une classe s’est également chargée de l’écriture de ce questionnaire qui sera présenté à tous les enfants à la fin de chaque période.

Et patati
Et patata

Les élèves ont eu le sentiment de créer quelque chose d'utile et de durable, qui laissera une trace.

Enseignant