Les élèves de 5ème et 6ème se mobilisent pour veiller à la propreté du petit coin.

Notre petit coin, on en prend tous soin !

L’école fondamentale de Saint-Joseph a choisi d’insister sur la civilité et la responsabilité mutuelle pour entourer le projet du Fonds BYX. Une idée que représente fièrement la « Brigade des toilettes », fraîchement constituée.

Les shérifs du petit coin

A Seraing, dans la petite école de Saint-Joseph, les élèves de 5ème et de 6ème primaire sont les nouveaux shérifs des toilettes. Mais rassurez-vous : la mission de cette « Brigade des toilettes », telle qu’elle a été nommée, n’est pas d’installer la terreur au petit coin mais de veiller à la propreté et au respect des lieux. Parés d’un badge, les shérifs sont chargés d’établir un état des lieux après chaque récréation. « Nos petits inspecteurs évalueront via un feu rouge ou un feu vert quatre choses : la propreté, la dégradation du matériel, l’état du sol et la présence ou non de papier par terre », explique Madame Lemaire, enseignante en 5ème primaire.

L’idée a beau amuser et faire sourire, elle a été murement réfléchie. Elle s’accorde en fait parfaitement avec le but poursuivi par l’école depuis la participation au projet BYX : « Nous ne voulons surtout pas désigner de responsables aux dégradations et au manque de soins dans les toilettes. L’idée est avant tout de conscientiser les élèves et de les amener à respecter les lieux  ».

C’est notamment pour ce faire que la « Brigade des toilettes » se rend chaque semaine de classe en classe pour faire son rapport. Tout le monde doit être au courant de ce qui est positif et de ce qui l’est moins. « Nous réaliserons ensuite un diagramme avec toutes les données recueillies sur l’ensemble des feux verts et des feux rouges », explique Monsieur Adam, instituteur de 6ème primaire.

Une sensibilisation qui porte ses fruits

Ce travail sur la civilité et la responsabilité a commencé bien en amont de la constitution de cette équipe. « Nous sommes partis du constat que peu d’élèves allaient aux toilettes entre 8h30 et 15h30, ce qui est bien évidemment préoccupant ! ».

Les toilettes étaient trop peu accueillantes. Il fallait que cela change. Mais avant toute chose, il était nécessaire de sensibiliser les esprits. Non, l’école n’était pas entièrement responsable de la dégradation et de la propreté des lieux. « Nous avons donc constitué une commission avec des membres de la direction et quatre élèves de 5ème et de 6ème. Nous avons pris des photos de ce qui n’allait pas et nous avons cherché à montrer que chacun avait sa part de responsabilité », continue Monsieur Adam. Si l’absence de papier dans les toilettes résultait bien d’un manquement de l’école, les chasses d’eau cassées, quant à elles, ne pouvaient être que l’œuvre des élèves. « Nous en avons déduit que la responsabilité était mutuelle et qu’il fallait prendre des initiatives pour que cela change ».

Les réactions ne se sont pas faites attendre ! Se saisissant de crayons de couleur et de feuilles de papier, les plus grands ont entrepris de réaliser des affiches de sensibilisation pour toute l’école. Destinées à décorer les murs des toilettes, ces affiches ont été au préalable présentées et expliquées à l’ensemble des classes. Et devant le résultat, on ne peut que saluer l’esprit imaginatif de ces publicitaires en herbe. « Au-delà des slogans entraînants, les élèves se sont rendus compte qu’il était plus percutant d’inclure une mascotte aux images ».

C’est ainsi que Chocolat, le cobaye de la classe de 4ème a trouvé sa place sur chaque pancarte, déclamant des slogans entêtants tels que « Casser nos toilettes, c’est pas chouette » ou « Visez bien, c’est plus malin ».

Depuis ce travail de sensibilisation et la mise en place de la « Brigade des toilettes », il se murmure que pas mal d’élèves ont repris le chemin des toilettes. En voilà des débuts prometteurs !

 

Les autres initiatives

À côté de la Brigade des toilettes, l’école de Seraing a imaginé d’autres activités pour sensibiliser ses élèves à la problématique du bien-être au petit coin. L’école a notamment cherché à impliquer ses élèves dans toutes les initiatives, des plus petites comme des plus grandes.

Par exemple :

  • Au moment de faire intervenir l’architecte chargé de revoir l’agencement du petit coin, les élèves auront leur mot à dire. Ce sont d’ailleurs eux qui rédigeront la lettre à destination du Pouvoir Organisateur pour demander les travaux nécessaires.
  • Certaines lectures faites en classe par les instituteurs et institutrices tournent autour de l’accès aux toilettes dans le monde. L’école a notamment fait intervenir deux élèves de 11 ans ayant vécu sur le continent Africain pour évoquer le contexte des toilettes dans leur pays d’origine.
  • Un travail sur le cycle de l’eau est entamé dans quelques classes.
  • Les élèves ont également pu développer tout le vocabulaire qu’ils connaissaient concernant les toilettes dans un exercice d’expression.
Et patati
Et patata

Ma fille ne boit pas (du tout) pendant la journée (et même le matin) de peur de devoir aller aux toilettes pendant les cours.

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